27/01/2011

Ce que j'ai vu et aimé


Aujourd'hui, j'avais envie de faire un point sur les (nombreuses) séries que je regarde. C'est de loin ce à quoi je consacre le plus de temps (bien plus qu'à la lecture, malheureusement, même si, pour moi, les séries sont juste une autre forme de fiction, tout comme les films).
Ces derniers temps, j'ai eu la chance de regarder beaucoup de séries qui m'ont plu. Il y a eu:


- Being Erica: Cette série canadienne (que j'ai regardée sur les conseils de beaucoup d'autres blogueuses) est vraiment bourrée de qualités et une très bonne surprise! Son héroïne, Erica Strange (jouée par la géniale Erin Karpluk), c'est un peu la trentenaire typique à la Bridget Jones. Problèmes de carrière, pas de boyfriend, une petite soeur bien plus successful qu'elle (et donc forcément préférée des parents), un hopeless crush sur son meilleur ami et voisin, le soi-disant gorgeous Ethan (que je trouve personnellement terriblement ennuyeux)... Bref, à trente ans et des brouettes, Erica n'est pas franchement satisfaite de sa vie et a des tas de regrets. Un jour, elle croise par hasard le chemin du Dr Tom, un psy un peu particulier, puisqu'il a le pouvoir de la faire voyager dans le temps, permettant ainsi à Erica de corriger ses erreurs passées. Tout cela donne évidemment lieu à des épisodes assez savoureux (Erica au lycée dans les années 90, avec garde-robe et coiffure d'époque). Mais le plus intéressant dans tout cela, ce n'est pas vraiment le côté retour en arrière. Erica, malgré des considérations et des problèmes qui peuvent à première vue paraître superficiels, est en fait un personnage à la profondeur inattendue, et le même traitement est réservé aux autres personnages, même secondaires. Sans clichés, sans tabous non plus, Being Erica est vraiment une très jolie série dont la troisième saison s'est terminée récemment.


- Boardwalk Empire: LA série tant attendue parce que produite par Martin Scorcese et écrite par le scénariste des Sopranos ne pouvait qu'être bien, et la première saison a tenu toutes ses promesses. Servie par des acteurs absolument exemplaires (Michael Pitt, Steve Buscemi, Kelly McDonald pour ne citer qu'eux), cette série dépeint Atlantic City au début de la Prohibition, et on s'y croirait! C'est tellement bien filmé que ça ressemble à un film. Comme quoi, la télé, parfois, ça a du bon!


- Misfits: Je serais complètement passée à côté de cette petite série british sans les conseils de mes comparses de Whoopsy Daisy, et thank god for them! L'histoire de cinq ados rebelles et un peu idiots qui découvrent qu'ils sont dotés de super pouvoirs. Condamnés pour diverses raisons à des travaux d'intérêt général dans le Community Center de leur ville, il va évidemment leur arriver pleins de problèmes. Cette série est juste carrément réjouissante! Le côté fantastique est souvent délaissé pour la comédie (même si l'intrigue générale gagne vraiment en épaisseur au cours de la deuxième saison). Elle est aussi complètement politiquement incorrect (grâce au personnage de Nathan, le plus horripilant des anti-héros de ce groupe), comme seuls les Anglais savent le faire. (À noter: je crois que cette série, comme Being Human et Skins, devrait aussi avoir droit à son remake US, parce qu'elle a vraiment connu un succès remarquable.) Donc, si vous êtes en mal de bonne série anglaise, n'hésitez pas, Misfits est la série qu'il vous faut!


- The O.C.: Eh oui, on y vient! Il faut bien assumer ses guilty pleasures jusqu'au bout! Je n'avais jamais regardé Newport Beach, que j'avais classée direct comme une espèce de sous-Beverly Hills absolument pas digne de mon intérêt... Et puis, récemment, j'en entendais parler en bien, et j'avoue que le fait que son créateur (Josh Schwartz) soit aussi celui de Gossip Girl m'avait mis la puce à l'oreille. Enfin, il y avait Seth Cohen, un personnage masculin qui éveillait presque autant de gémissements girly qu'un héros de Gilmore Girls. Bref, j'ai fini par me laisser tenter, et j'ai été agréablement surprise. Les deux premières saisons sont pleines de personnages attachants (si on oublie Mischa Barton, évidemment) et de rebondissements inattendus. Une série ado, certes, qui se passe chez les riches en Californie (toute ressemblance avec Gossip Girl n'étant donc pas fortuite), mais qui se laisse gentiment regarder néanmoins, ne serait-ce que pour le couple que forment Seth (Adam Brody), le gentil geek carrément névrosé mais plein d'humour, et Summer (Rachel Bilson), qui pourrait un peu être la grande soeur de Blair Waldorf... Ce n'est pas un énorme coup de coeur, mais parfois, j'aime bien me rendre compte que mes à prioris étaient infondés et admettre que j'avais tort, et ça, pour une fille qui a "toujours" raison, c'est déjà un grand pas!


- The Shield (saison 1): Voilà bien une série, comme The Wire, dont j'ai toujours entendu le plus grand bien. Un vrai succès critique, The Shield, c'est un peu The Wire meets Jack Bauer (de 24). Un polar rondement mené autour d'une équipe de flics opérant dans un ghetto de LA, où tout n'est vraiment pas tout noir ou tout blanc. Le héros, Vic Mackey, est à la tête d'une sorte d'unité d'élite sensée lutter contre le trafic de drogue, mais ses principes moraux sont pour le moins ambiguës. Lutte-t-il contre les gangs ou travaille-t-il avec eux? La réponse n'est pas si claire que cela, et la question de la corruption pourrait bien concerner d'autres fonctionnaires, bien plus haut placés. Je n'ai vu que la première saison pour le moment, mais le rythme effréné et l'intelligence avec laquelle sont traités les différents sujets abordés me pousseront sans nul doute à voir la suite.


- Downton Abbey: Un excellent mix entre la mini-série et le costume drama. DA, pour les intimes, c'est LE succès BBC de la fin d'année 2010, et à raison. Une belle brochette d'acteurs british (Maggie Smith, Hugh Bonneville, Michelle Dockery, Dan Stevens), des décors magnifiques et une histoire de famille complexe, DA décrit avant tout la vie des servants et des masters avec une finesse assez remarquable. Située juste avant le début de la Première Guerre Mondiale, le premier épisode commence avec la perte des héritiers (des cousins éloignés) dans le naufrage du Titanic. Cette famille n'a malheureusement que trois filles, ce qui signifie que, sans un mariage opportun, ils pourraient bien perdre leur superbe manoir et ce qu'il reste de leur fortune. Autant le dire, cette série repose sur sa ribambelle de personnages, et ils sont nombreux car on suit aussi bien les domestiques que la famille noble pour laquelle ils travaillent. Chacun a sa carte à jouer, les relations se tissent, et le tout a une atmosphère très agréable. Une belle réussite! Dans le même genre, ITV a contrattaqué avec Upstairs, Downstairs, un remake d'une série des années 70 (si je ne me trompe) qui, elle, se déroule dans le Londres des années 30, sur fond de montée du nazisme en Europe, avec la géniale Keeley Hawes (vue dans Spooks). Très bien aussi pour les fans de télé anglaise et de costume dramas, mais évidemment, à côté de Downton Abbey, l'effet de surprise tombe un peu à plat...

Dans les séries que je suis habituellement à mesure de leur diffusion aux États-Unis, l'une des bonnes surprises de 2010, pour moi, c'est la deuxième saison de Vampire Diaries (sur la CW). Et pourtant, je n'avais pas aimé plus que cela la saison 1. Mais je trouve qu'ils ont trouvé leur ton à eux avec le début de cette deuxième saison, et j'espère que ça va continuer comme ça...
Il y a aussi Parenthood, la série que j'ai commencé à regarder pour Lauren Graham et que je continue pour la très attachante famille Braverman. Ce n'est pas la série du siècle, mais elle est bien écrite, bien jouée et très agréable à regarder.
Et puis, Community, la comédie qui monte qui monte sur un groupe de losers qui se rencontre au Community College (comprenez l'université des pauvres et des nuls peuplée de cas sociaux), où les différents personnages sont tous plus drôles les uns que les autres (Troy et Abed!), avec aussi des épisodes dignes des plus grands moments de télé (celui du paintball et celui de Noël). Une comédie subtile et parfois hilarante (j'avoue un sacré faible pour le Senor Chang), d'autres fois pas du tout subtile, mais un digne successeur à The Big Bang Theory (dont la quatrième saison ne tient pas du tout ses promesses, malheureusement).
Pour continuer sur les déceptions, j'avoue que je ne partage pas du tout l'engouement que suscite l'adaptation moderne de Sherlock, je ne suis jamais rentrée dedans, malgré des personnages intéressants et des intrigues de qualité... Je ne sais pas, ça ne marche pas sur moi.
Et puis, pour le moment, la saison 4 de Gossip Girl me parait lente, mais lente, et franchement dépourvue d'intérêt (snif), c'est bien dommage!

Ma série en cours, c'est Firefly, le succès trop vite avorté de Joss Whedon, génial créateur de Buffy. Firefly, c'est un mix entre un space opera et un western, une série assez unique en son genre, avec, comme d'habitude chez Whedon, une brochette de personnages hauts en couleurs dans un monde futuriste, tous embarqués à bord du vaisseau Serenity et vivant de menus larcins. Annulée au bout de quinze épisodes, elle a été suivie d'un film, qui, parait-il, concluetun peu l'intrigue principale. Elle me plait bien...

Voilà pour le panorama des séries et des coups de coeur récents!

21/01/2011

La da die da die da die da die

Ma nouvelle obsession du moment: Oh Maker, de Janelle Monae... Quel talent!

19/01/2011

Umm Hmm...

Love, love, love!

13/01/2011

Back from the dead!


I'm back! Je sais, c'est difficile à croire après plus d'un mois et demi sans billet posté ici , etsans aucune bonne raison en plus... Je pourrais dire que je croulais sous le travail (ce qui est faux), que ma vie privée est devenue over funky (ce qui est totalement faux aussi), que j'ai abusé des excès en tous genres pendant les fêtes (toujours faux, just a normal amount of celebrating), que j'ai passé tout mon temps le nez fourré dans des bouquins pour vider un peu mon étagère de PAL (non, non, elle déborde toujours), que je n'ai pas perdu mon temps à regarder des séries en tous genres (alors que je suis actuellement plongée dans The O.C., shame on me), ou que je suis partie en vacances (mais non, je peux vous dire précisément quel temps il a fait tous les jours à Paris)... Je ne suis qu'une bad bad blogueuse qui ne lit pas et qui n'écrit pas! Ça y est, la vérité a éclaté!
Mais je ne baisse pas les bras et ne m'avoue pas vaincue. J'ai un milliard de bonnes résolutions de début d'année que je ne tiendrai pas:
- lire, lire et relire et arrêter de commencer des bouquins qui ont l'air géniaux et que je laisse tomber dès la 50ème page atteinte.
- aller enfin m'inscrire au cours de yoga que l'on m'a offert à Noël, après tout, ce n'est pas comme si c'était juste à côté de chez moi...
- regarder les adaptations BBC des classiques anglais n'est pas la même chose que lire les romans (et j'ai une magnifique édition de North & South qui n'attend que moi pour être dévorée)
- Lire le nouveau roman que j'ai à traduire avant de commencer à travailler dessus (déjà trop tard!)
- Arrêter de regarder toutes les séries qui me tombent sous les yeux (ça va être très dur, les amis, mais il le faut)
- Réserver plus de temps à mes amis et moins à ma famille...
Sans parler de toutes les mêmes résolutions que chaque année: arrêter de fumer, faire un régime, travailler plus pour gagner plus, cuisiner plus et mieux (mais bon, les cupcakes choco-Nutella étaient déjà un bon début), etc.
La nouveauté de la semaine, c'est que je suis maintenant officiellement une traductrice de romans de Chick Lit, ce qui est, pour le coup, assez cohérent. Je commence à toucher du doigt le boulot que j'ai toujours eu envie de faire. C'est assez excitant, un nouveau challenge, vraiment différent des romances que j'ai traduites jusque-là. Je relève le défi avec un mélange à part égale d'enthousiasme et d'angoisse. J'en profite pour faire un peu de pub: ma deuxième traduction pour Harleq est sortie en début de mois (Le cadeau d'une nuit de Barbara Dunlop, dans la collection Passions), une histoire d'amour torride qui se passe dans un ranch du Montana. Si tout se passe bien, je vous reparlerai peut-être de ma nouvelle vie de traductrice de chick lit un de ces jours et, j'espère, de mes futures lectures nombreuses et variées.
Je n'aime pas trop les bilans, mais je ne résiste pas. Si vous cherchez quelque chose à lire ou à regarder, jetez-vous sur La couleur des sentiments (The Help) de Kathryn Stockett, un premier roman sublime sur la ségrégation, je ne le conseillerai jamais assez!! Niveau séries, une très belle découverte, c'est Boardwalk Empire, la série sur la prohibition produite par Martin Scorcese (rien que ça). Steve Buscemi, Michael Pitt et Kelly MacDonald y sont géniaux, jetez-vous dessus!
À très vite, Fan de Chick Lit

25/11/2010

Santa baby...


En grande fan de Noël, je reprends le tag qui circule en ce moment sur mes blogs préférés...
Cette année, j'ai été très gentille et je trouve que j'ai mérité que le Père Noël exauce tous mes souhaits!

Donc, All I want for Christmas is:
- de la neige: j'adore l'hiver, le vrai, quand il fait froid et gris, quand la ville est couverte d'un beau manteau blanc et que tout parait plus joli. Ils annoncent une vague de froid, ça tombe bien! J'ai sorti mes bottes fourrées ramenées tout spécialement de New-York, mon gros manteau, et les écharpes et bonnets que je me suis tricoté. J'ai aussi fait réparer la chaudière, je suis prête quoi! So bring it on, winter, I'm ready for you!
- des vacances en Angleterre: qui comme chaque année tombent à l'eau, argh! Cela fait plusieurs années que je ne suis pas allée voir ma famille, et j'avais prévu de le faire entre Noël et le jour de l'an, avec un petit arrêt à Londres entre-temps, histoire de profiter des soldes de Noël, mais on dirait que ça ne va pas se faire! tant pis, je fais contre mauvaise fortune bon coeur, et j'en profiterai pour passer du temps avec les copines qui rentrent de l'étranger, au programme: des soirées cadeaux en buvant du champagne et en mangeant du saumon fumé... Ben quoi? Faut pas non plus se laisser aller!
- une paire de Ugg pas trop montantes: J'en ai des hautes, et je crois que c'est l'un des meilleurs achats que j'ai jamais fait. Une super qualité, un confort incroyable, une chaleur très agréable, il suffit de les allier à un legging et une robe pull, et presto, un look super sympa! J'en veux des basses que je pourrais mettre presque toute l'année, parce que les hautes tiennent vraiment trop chaud...
- un abonnement à un magazine de cuisine: j'adore! La cuisine est devenu, ces dernières années, l'un de mes hobbies préférés, surtout la pâtisserie, et je trouve dans les magasines de nouvelles idées et de belles photos.
— Du temps pour lire tous les livres qui s'entassent sur ma PAL: depuis que je traduis des bouquins toute la journée, j'ai de moins en moins l'envie ou le courage de lire le soir, et je n'avance pas. J'ai douze livres en cours qui n'en finissent pas de prendre la poussière sur ma table de nuit. Pendant les vacances, c'est décidé, je me prends deux semaines et je rattrape mon retard dans mes lectures.

16/11/2010

Mad de Mad Men


Encore un article révolutionnaire, me direz-vous, et vous avez bien raison! Mad Men, c'est la série plébiscitée par la critique depuis déjà quatre ans, et moi, je ne la découvre que maintenant. Aussi révolutionnaire que le remaniement, quoi...
Mais voilà, mieux vaut tard que jamais, une série de plus à ajouter à mon palmarès. J'ai acheté la première saison par hasard, pour ainsi dire, et je suis devenue fan! Il faut dire qu'on me l'avait chaudement conseillée, et je ne suis pas déçue, mais alors là, pas le moins du monde.

Mad Men est une série américaine créée par Matthew Weiner et diffusée par la chaîne AMC depuis 2007. Mad men, c'est le nom que l'on connait aux ad men, les hommes qui travaillaient dans les agences de publicité de Madison Avenue de Manhattan dans les années 60, qui marquèrent les débuts des années dorées de la publicité. Le héros, c'est le beau Don Draper (interprété par Jon Hamm), directeur créatif de Sterling Cooper, un homme mystérieux qui semble cacher un passé douteux. La série débute avec l'arrivée de la jeune Peggy Olsen (Elisabeth Moss), et l'on découvre ce monde glamour à travers ses yeux naïfs et intrigués. Elle devient la secrétaire de Don et est formée par la belle Joan (Christina Hendricks), une grande rousse plantureuse qui fait tourner toutes les têtes et qui semble tout connaître des ficelles de ce monde masculin. Don est marié à la belle Betty (January Jones), femme au foyer typique des petites villes de banlieue autour de New York dont le quotidien est fait des petits commérages entre voisines et de l'éducation des enfants. Elle semble nager en pleine dépression et commence une psychothérapie, pilotée par son mari. Chez Sterling Cooper, les jeunes créatifs se font un peu la guerre et chacun essaie de sortir du lot, et surtout le jeune Pete Campbell (Vincent Kartheiser), prêt à tous les coups bas pour prendre du galon.

Que dire de cette série si riche? Il ne se passe finalement pas grand chose, et pourtant on est vite happé par cette ambiance glamour et mystérieuse. C'est presque une exploration de la psyché de Don Draper, un personnage qui apparait très vite hyper complexe et extrêmement intéressant. Son mariage avec Betty, c'est en apparence le mariage parfait, c'est l'apparence qu'ils cherchent à donner en tout cas... Et la différence entre sa vie bien rangée dans sa maison de banlieue et sa vie à Manhattan et au travail provoque des contrastes saisissants.
Mais la réussite de cette série réside sans aucun doute dans la façon dont elle dépeint la société américaine des années 1960: une société en plein changement, à la fois socialement et moralement. Le sexe, le tabac, l'alcool, la condition féminine, la publicité: voilà de nombreux thèmes que cette série traite avec cynisme et brio.

Voilà, donc, en ce moment je me régale de cette série magnifique, profonde, glamour et envoutante, qui est devenue, en peu de temps, un vrai phénomène de société et que je vous conseille chaudement, si vous ne connaissez pas encore...

Edit: la musique de cette série est tellement géniale que je voulais partager une petite playlist hommage qui, j'espère, vous plaira!


Découvrez la playlist MAD MEN music avec Vic Damone

09/11/2010

Tag des 15 auteurs


Merci Akina de m'avoir taggée!

Voici le principe de ce tag :

Ne prenez pas trop de temps pour y penser. 15 auteurs (incluant les poètes), qui vous ont influencé et que vous garderez toujours dans votre cœur. Listez les 15 premiers dont vous vous souvenez en moins de 15 minutes. Taguez 15 amis et amusez-vous surtout !


— Emily Brontë: En lisant Les Hauts de Hurlevent lorsque j'étais ado, ce roman m'avait fait un effet boeuf! Je pense que j'avais enfin trouvé un livre qui correspondait à mon idéal de romanesque et de romantisme, avec tous ces paysages et personnages passionnés et torturés.

— Jane Austen: Découverte sur le tard finalement, mais ce qui est drôle, c'est que j'ai l'impression de l'avoir connue toute ma vie! Mon roman préféré: Persuasion, tout simplement sublime! Une histoire d'amour qui aurait pu bien se terminer mais les personnages ont raté leur chance de s'aimer. Ils ne se sont jamais oubliés et se retrouvent plus tard, trop tard?

— JK Rowling: Parce que, comme beaucoup de gens de ma génération, Harry Potter fait un peu partie de nous. On a grandi dans l'attente de la suite de ses aventures, et on a bien dû se faire à l'idée, après la sortie du dernier roman de la saga, que c'était la dernière fois que nous rions et pleurions avec ces personnages...

— Janet Evanovich: Lier le policier et la comédie, voilà en quoi excelle cette chère Janet. Non, ce n'est pas de la grande littérature, mais il est rare que je rie autant en lisant un livre qu'en regardant un épisode de Friends, par exemple. Elle fait partie de ces auteurs que j'ai l'impression de connaître personnellement parce que j'ai lu à peu près tous les livres qu'elle a écrit: la saga des Stephanie Plum et ses romances courtes. Une grande dame de la comédie, tout simplement!

— Melissa Bank: The Girl's guide to hunting and fishing est un roman composé de nouvelles qui a été classé, selon moi, un peu trop vite, dans la catégorie chick lit. Bien écrit, subtil, ce sont quelques adjectifs que j'utiliserai pour le décrire. Mais très franchement, je ne sais pas toujours pourquoi certains livres me marquent à ce point. Peut-être parce qu'ils ont un charme indéfinissable, et celui-ci en a, c'est indéniable!

— JD Salinger: Il y a comme cela des romans qui vous marquent pour toujours. Pour moi, The Catcher in the Rye en fait partie. J'ai étudié ce roman au lycée pendant un an, et je peux dire que tous les autres élèves de ma classe ont ressenti la même chose pour ce chef d'oeuvre qui révèle le regard d'un adolescent sur le monde qui l'entoure, celui des adultes, avec la distance et le cynisme de ceux qui ne seront jamais vraiment à leur place avec les autres. Bouleversant, intelligent, et un vrai sens de la cinématographie aussi, certaines images me restent en tête, même dix ans après.

— Zadie Smith: Je me rappelle avoir acheté White Teeth peu de temps après sa sortie, et c'était son premier roman, qui a connu un succès considérable. Une superbe saga familiale qui présente avec humour et finesse la vie d'une famille typique du melting-pot à l'anglaise. Par la suite, j'ai moins aimé ses autres romans, mais je mentionne quand même On Beauty, qui m'a beaucoup plu.

— Jonathan Coe: L'un des auteurs anglais les plus connus de ces dernières années, un talent indubitable pour le storytelling. Mon roman préféré: What a carve up! (Testament à l'anglaise): un énorme pavé où une famille complètement déjantée se retrouve enfermée dans un manoir où vont se dérouler des événements mystérieux. J'ai lu presque tous ses romans, et j'avoue que je m'en suis un peu lassée, mais il est doué, on ne peut pas le nier...

— Marion Zimmer Bradley: C'est presque bizarre pour moi d'avoir mis MZB dans cette liste, vu que je n'ai lu que deux ou trois de ses romans, alors qu'elle en a écrit un nombre impressionnant. J'aurais même du mal à la décrire, on dit souvent qu'elle est la reine de la fantasy, mais elle s'intéresse surtout à la réécriture de grands mythes ou événements historiques. En lisant Les Brumes d'Avalon, j'ai eu l'impression de me prendre une vraie claque littéraire. Un coup de foudre, il n'y a pas d'autre façon de le décrire. Cette réécriture de la légende arthurienne mêle histoire, religion et magie, mais je pense que ce qu'elle réussit le mieux, c'est écrire des personnages approfondis que l'on a l'impression de connaître. L'histoire d'amour entre Arthur, Guenièvre et Lancelot m'avait bouleversée. Je crois même que je n'ai pas osé lire d'autres livres qu'elle avait écrit, de peur d'être déçue de ne pas retrouver les sentiments que cette lecture avait éveillée.

— JRR Tolkien: J'ai attendu assez longtemps avant d'oser me lancer dans Bilbo le Hobbit et Le seigneur des anneaux car je pensais que ce genre ne me plairait pas. Quelle surprise! Je m'étais trompée, car j'ai tout de suite été emportée dans ce monde étrange et magique, dans cette aventure passionnante, dans cette langue incroyablement riche et agréable. Et j'ai été bien contente que les livres soient si imposants, car lorsque j'aime un livre, je voudrais qu'il ne finisse jamais, et c'est exactement ce que j'ai ressenti. Cette oeuvre monumentale est un véritable chef d'oeuvre que tout le monde devrait lire.

— Jane Green: Ma première expérience de la chick lit, avant Bridget Jones d'Helen Fielding, c'était avec Bookends de Jane Green, acheté par hasard en Angleterre. Je crois que c'est la couverture couleur pastel qui m'avait attirée en premier, puis l'histoire: une jeune femme laisse tomber son boulot pour ouvrir une librairie et découvrir l'amour. J'avais bien accroché et ai ensuite lu pratiquement tous les romans de cet écrivain. Elle ne compte pas parmi mes préférés, car au fil des livres, les histoires se ressemblent souvent, et elle s'intéresse aujourd'hui plus aux quarantenaires divorcées, mais c'est elle qui m'a mis le premier pied dans la chick lit, et pour cela, je l'en remercie!

— Arthur Rimbaud: J'aime bien la poésie, même si je n'en lis pas beaucoup et pas souvent. Mais Rimbaud est, pour je ne sais quelle raison, mon poète français préféré. Les Illuminations et Une saison en enfer m'ont ravie lorsque j'étais au lycée. C'est ce qui fait la magie de la littérature et de la poésie, sans pouvoir l'expliquer, on est emporté par les mots et les images.

— Agatha Christie: Je crois que j'ai lu pratiquement tous ses romans lorsque j'étais enfant et ado, et elle a vraiment contribué à éveiller mon amour de la lecture. J'aimais tout particulièrement Hercule Poirot.

— Barbara Kingsolver: Une grande dame de la littérature américaine dont les histoires naissent souvent de son amour pour la nature et l'environnement naturel. Ses livres sont un vrai cri d'amour aux grands paysages des États-Unis, et plus particulièrement de la région des Appalaches. Mais attention à ne pas la réduire à cela, elle sait faire naitre des personnages féminins forts et attachants. Il y a de la magie dans son style d'écriture. J'aime tout particulièrement L'arbre aux haricots et sa suite, Des cochons dans le ciel. Une romancière qui mériterait d'être plus connue et reconnue.

— Virginia Woolf: Je crois que, si je ne l'avais pas étudiée à l'université, je serais probablement passée complètement à côté de Virginia Woolf. Je me souviens avoir essayé de lire La promenade au phare quand j'étais ado, et c'est certain, j'étais beaucoup trop jeune. J'ai étudié Mrs Dalloway à la fac et je pense que j'avais besoin d'être aiguillée, car tout d'un coup, c'est comme si quelqu'un avait allumé la lumière. Tout faisait sens: le monologue intérieur, tous ces petits riens qui composent le quotidien et la vie d'une femme, des événements qui peuvent paraitre anodins mais qui en fait ont une importance incroyable, la profondeur et la densité de cette écriture et de cette véritable vision de la littérature. Virginia Woolf a dit que quand on est une femme, il faut se ménager une chambre à soi, moi je le comprends comme essayer d'avoir une vie intérieure riche et pleine de personnages et d'histoires, un lieu où on peut laisser son imagination s'épanouir et découvrir des aventures et des paysages étrangers et romanesques, écrire, chanter, lire, écouter de la musique, partager ses passions avec d'autres passionnés et élargir ses horizons au maximum.


Et voilà! Une liste non-exhaustive de mes auteurs préférés et des raisons pour lesquelles ils ont une place particulière dans mon coeur et ma bibliothèque. C'est un exercice plus difficile que je ne le pensais, mais quand je vois cette liste, je me rends compte qu'elle reflète bien mes goûts: éclectique, mais toujours en anglais! Je ne tagge personne, mais je vous laisse libre de faire votre propre liste. Encore une fois, merci Akina!

01/11/2010

Jane Eyre (BBC, 2006)



Encore un énorme coup de coeur pour cette adaptation récente du classique de Charlotte Brontë, Jane Eyre. Scénarisée par Sandy Welch (à qui l'on doit déjà North & South), cette mini-série de quatre épisodes fait honneur à l'oeuvre originale.
Très jeune, Jane Eyre (Ruth Wilson), une orpheline sans le sou, est confiée à l'institution de Lowood par une tante qui la croit possédée par le diable, la maltraite et la déteste. Malgré les conditions de vie difficiles de l'orphelinat, Jane s'y épanouit, devient une jeune fille intelligente et cultivée et se découvre un goût prononcé pour le dessin. À l'âge de dix-neuf ans, elle passe une annonce pour un poste de gouvernante et est embauchée pour instruire Adèle, une jeune fille française, recueillie par le maître de maison, Edward Rochester (Toby Stephens), que Jane ne rencontre pas tout de suite.



Rochester est, au premier abord, un homme rustre, brutal et mystérieux. Mais au fil du temps, Jane apprend à aimer Thornfield Hall, en dépit des bruits étranges et des mystères qui semblent entourer cet endroit. Elle découvre aussi son employeur et une amitié ambiguë nait entre eux.


Pour ceux qui n'ont encore jamais lu ce roman, cette série est la façon parfaite de découvrir cette histoire passionnée, terrifiante, dramatique, émouvante et magnifique. Les acteurs sont encore une fois fantastiques. Ruth Wilson est la parfaite Plain Jane, et Toby Stephens campe, quant à lui, un Rochester formidable, sombre, dangereux, drôle et torturé: LE héros masculin par excellence! Tout le reste est évidemment extrêmement bien fait: des décors à la réalisation en passant par la photograhie.
Un avis des plus enthousiastes, donc, pour cette mini-série qui donne envie de vite se replonger dans ce magnifique roman.

13/10/2010

Séance de shopping parisienne



L'un de mes endroits préférés à Paris est Le Bon Marché. Décrié comme cher, snob et élitiste par certains, il exerce sur moi un effet apaisant, et j'y vais quand j'ai envie de me vider la tête (et le porte-monnaie, effectivement). Grand magasin de luxe, certes, mais un vrai temple du raffinement aussi. Quand j'ai besoin de faire un break, de m'en mettre plein les mirettes, de jolies choses, hop, je saute dans le bus direction le so chic 7ème arrondissement et Sèvres-Babylone (Sèvres-Bab pour les intimes). Au rez-de-chaussée, le rayon sac à mains est toujours mon endroit favori pour me mettre en jambes. On y retrouve les grands et très grands noms, mais aussi une sélection de créateurs plus pointus qui varie selon les saisons. En ce moment, ce sont les TBM (ce qui veut dire promos), et on peut y trouver un Longchamp à 30€ par exemple. Ensuite, direction le centre du magasin avec le rayon cosmétiques et chapeaux où l'on peut trouver de sublimes bonnets hors de prix. Je ne m'y achète jamais rien, mais j'aime bien rêver et glaner des idées. Autour, il y a le rayon collants et chaussettes ultra-complet, toutes les marques y sont représentées, de la moins chère (Dim, Le Bourget, Wolford) à la plus chère (aujourd'hui, j'ai vu de magnifiques chaussettes 100% cachemire à 90€ la paire).

Généralement, je monte ensuite directement au 3ème et dernier étage où la mercerie se cache sous les toits. Cette mercerie, c'est le paradis des apprenties couturières et tricoteuses (comme moi). Encore une fois, il y a de tout, et on est sûre d'y trouver son bonheur: des centaines de bobines de fil de toutes les couleurs, des laines douces et belles, de jolies boîtes où ranger ses ouvrages... Bon, parfois, il vaut mieux prendre son mal en patience pour réussir à attirer l'attention d'une vendeuse lorsqu'on a besoin d'un conseil, mais cela vaut la peine, car elles s'y connaissent! En un mot, un endroit qui vaut le détour!
Enfin, je redescends au premier étage et je traverse la passerelle qui mène au-dessus de la Grande Épicerie direction l'étage mode où se côtoient une bien jolie sélection de marques: American Vintage, Kookaï, Comptoir des Cotonniers, Marc by Marc Jacobs, Maje, Sessun, etc...
Puis, je termine par un tour à la Grande Épicerie, cet endroit magique où l'on trouve tout ce que l'on ne trouve pas ailleurs (produits anglais, italiens, américains). C'est LE supermarché des bourgeois, vu que les prix y sont bien plus chers qu'ailleurs, mais de temps en temps, on y fait des trouvailles.
Donc, résultat des courses, je suis rentrée avec deux paires de collants Le Bourget en solde (une noire, une rose fuschia), des pelotes de laine en veux-tu en voilà (de quoi tricoter de belles écharpes pour les cadeaux de Noël des copines) et un gilet gris en laine et cachemire Kookaï, soldé lui aussi, pour me tenir chaud au bureau.
J'ai également fait un petit détour par la Maison du Chocolat, de l'autre côté du Boulevard Raspail, où j'ai eu le plaisir de goûter à une délicieuse ganache au chocolat au lait et éclats de crêpes dentelle que je ne peux que vous conseiller!

12/10/2010

Tess of the D'Urbervilles (adaptation BBC 2008)



Cette mini-série BBC de 4 épisodes d'une heure chacun est une adaptation du célèbre roman classique de Thomas Hardy, scénarisée par David Nicholls et réalisée par David Blair.


Tess Durbeyfield (la sublime Gemma Aterton, qui trouve ici un rôle à sa hauteur) est la fille aînée d'un couple de fermiers pauvres qui découvrent qu'ils ont du sang noble et, après des difficultés financières, qui envoient leur fille chercher du travail auprès de leur riche famille éloignée. Tess part donc seule vivre auprès des D'Urbervilles et de son soi-disant cousin Alec (Hans Matheson), qui n'a qu'une seule idée en tête: la séduire.

Jeune et innocente, Tess ne réalise pas tout de suite la gravité de la situation dans laquelle elle s'est fourrée, jusqu'à ce qu'il soit trop tard. Le machiavélique Alec lui tend un piège... Humiliée, Tess rentre chez ses parents panser ses plaies et son honneur meurtri, mais le sort lui a réservé une bien mauvaise surprise...
Quelques temps plus tard, elle est de nouveau obligée de partir chercher du travail, qu'elle trouve dans une ferme tenue par une bienveillante famille, où elle ne tarde pas à se faire des amis, ainsi que la rencontre d'un gentil et honorable fils de pasteur, le charmant Angel Clare (Eddie Redmayne, absolument swoontastic). Malgré son honneur bafoué et le secret qu'elle garde, elle finit par céder à sa demande et accepte de l'épouser, mais les circonstances vont jouer contre elle, et elle ne pourra lui révéler son terrible destin que trop tard.

Angel pourra-t-il accepter une femme souillée? Commence alors une spirale infernale qui va pousser Tess vers une vie de misère et de malheur. Angel et Tess se retrouveront-ils? Pourront-ils dépasser les obstacles à leur amour? Car le diabolique Alec, en quête de repentir, n'a pas dit son dernier mot...



Chers lecteurs, vous l'aurez compris, l'histoire de Tess n'a rien à voir avec celle d'un roman de Jane Austen! C'est tragique, tragique et encore tragique, donc âmes sensibles s'abstenir! Mais cette adaptation, bien obligée de verser dans le misérabilisme vu le destin qui attend son héroïne, est néanmoins pleine de qualités. D'abord, et comme d'habitude avec les séries BBC, le choix des acteurs et leur interprétation sont tout simplement excellents. Les décors grandioses de l'Ouest de l'Angleterre servent magnifiquement les personnages torturés.
Évidemment, si on cherche à passer une soirée sympa et divertissante, mieux vaut s'abstenir, donc, parce que franchement, il va y avoir de nombreuses occasions de sortir les mouchoirs! Mais j'ai vraiment beaucoup aimé tant le ton est juste et tout est impeccablement fait.