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08/11/2011

Panne de lecture


Mon problème du moment, ce n'est pas que je ne lis pas, c'est que je commence des livres que je ne termine jamais. Je ne sais pas comment ça se fait, mais c'est une sorte de compulsion: j'ai toujours envie de commencer un nouveau livre, avant même d'être venu à bout de ma lecture du moment. Cela fait plusieurs mois que ça dure et ma table de chevet est donc remplie de bouquins commencés. Le pire, c'est que ce sont tous de bons romans!
Dans la catégorie donc des lectures d'été entamées et laissées de côté depuis des mois, il y a:
- A summer without men de Siri Hustvedt: j'ai beaucoup aimé le début du roman et le style de l'auteur, mais je ne l'ai pas emmené en vacances avec moi et depuis, il prend la poussière bien gentiment.
- Game of thrones de George RR Martin: Celui-là, j'en ai lu au moins un tiers (soit environ 300 pages vue la longueur) et, malgré l'engouement général, je n'ai pas réussi à le poursuivre. J'ai pourtant acheté la suite, allez comprendre!
- Rebecca de Daphné du Maurier: Une soudaine envie de relecture m'a prise cet été en Angleterre. Envie de redécouvrir cette histoire lue au cours de mon adolescence dont l'atmosphère m'avait marquée, mais dans la langue de Shakespeare cette fois. Mais je me suis arrêtée à l'arrivée de l'héroïne à Manderley (juste quand les choses sérieuses commencent, en plus!)...
Dans la catégorie comédies légères, il y a mes petits polars chick lit préférés:
- Shoes to die for de Laura Levine: le troisième (ou quatrième?) tome des aventures de Jaine Austen, apprentie détective et pen for hire. C'est toujorus aussi drôle et léger, et pourtant, il m'attend bien sagement, après une cinquantaine de pages lues et appréciées...
- Two for the dough de Janet Evanovich: mon écrivain doudou. J'ai décidé de reprendre les aventures de Stephanie Plum du début et dans le bon ordre cette fois! J'ai dévoré One for the money, et je stagne sur la suite. Ferais-je une overdose?
- Wicked Appetite de Janet Evanovich: un between-the-numbers centré sur le personnage surnaturel de Diesel. J'avoue moins apprécier que les autres, pourtant, l'héroïne travaille dans une pâtisserie dans une petite ville de la Côte Est des Etats-Unis! Si c'était pas parfait pour moi, ça!
- Bookends de Jane Green: LE livre qui m'a fait découvrir la Chick Lit! Acheté l'été de mes 18 ans au cours de mon premier séjour de "grande" à Londres. Attirée par la couverture acidulée et cette histoire d'un groupe d'amis grandissant ensemble et de cette héroïne normale qui décide d'ouvrir un café-librairie. Je l'ai recommencé récemment, et je compte bien le poursuivre!
Dans la catégorie Miscellanious, il y a vraiment de tout, des classiques en passant par la YA:
- North & South d'Elizabeth Gaskell: j'ai honte! Je l'ai lu presque en entier, et tout en diagonale, tant j'avais envie de découvrir mes passages préférés de la magnifique adaptation BBC qui en a été tirée. Je l'ai donc lu n'importe comment, dans le désordre, il ne me reste plus qu'à le reprendre par le début.
- A Tree grows in Brooklyn de Betty Smith: un classique américain méconnu des étrangers qui raconte l'histoire d'une petite fille grandissant dans les bidonvilles de Brooklyn au début du 20ème siècle. Le style est très beau, mais les faits racontés sont assez dramatiques et très durs.
- To Kill a Mockingbird de Harper Lee: celui-là, ça fait des lustres que j'ai envie de le lire, et je l'ai commencé évidemment! Encore une fois, j'ai honte de dire que je ne l'ai pas continué...
- Forever de Maggie Stiefvater: j'ai entendu grand bien de cet auteur, et après avoir lu Hunger Games de Suzanne Collins, je voulais poursuivre ma découverte de la littérature Young Adult. J'ai eu du mal à rentrer dedans, et je l'ai donc posé dans un coin...
Cette liste vient donc s'ajouter à ma PAL, déjà longue, de livres qui attendent sur mon étagère. Et j'ai malheureusement envie d'en commencer encore d'autres, comme Rosamunde Pilcher ou The Friday Night Knitting Club, sans parler de me replonger dans de la chick lit, de la vraie, qui me manque terriblement! Quelle mauvaise lectrice je fais!

18/02/2011

Heather Wells is my new best friend!


Cela faisait drôlement longtemps que j'entendais parler de Meg Cabot, en bien d'ailleurs, mais je résistais, pensant qu'il s'agissait encore d'une énième auteur pour ados. Et puis, à force d'à force, devant tant d'engouement, j'ai fini par céder. Mais attention! Je n'allais pas faire fi de mes réticences aussi facilement, hors de question, donc, de me laisser tenter par Le Journal d'une princesse, dont l'adaptation Disney ne m'avait pas particulièrement emballée. Non... Si je cédais, il allait me falloir le top du top, rien que ça! Et puis, on m'a conseillé la trilogie des aventures de Heather Wells, Une irrésistible envie de... Ma curiosité enfin piquée, j'ai commandé Size 12 is not fat (le premier tome) dont le titre me faisait déjà sourire. Quant au résumé, j'admets qu'il m'intriguait:

Heather Wells, à bientôt la trentaine, est une ancienne pop-star pour ados, dont la carrière, et la vie amoureuse, ont fait flop quand elle a pris quelques kilos, que son contrat avec sa maison de disques a été annulé et que sa mère s'est fait la malle avec son manager et toutes ses économies. Pour couronner le tout, son fiancé, chanteur d'un boys-band à succès, la quitte (mauvaise pour son image, forcément!). Elle trouve refuge chez son futur-ex-beau frère, détective privé au grand coeur mais peu locace, et entame une carrière de surveillante de dortoir de fac à New York. Sa vie reprend peu à peu sens quand, tout d'un coup, deux étudiantes meurent l'une après l'autre dans des accidents étranges. Malgré la tragédie, la police ne semble pas soupçonner quoi que ce soit, mais Heather, elle, a la puce à l'oreille. Il se trame quelque chose dans ce dortoir, et elle est bien décidée à découvrir le fin mot de l'histoire, même si tout le monde la prend pour une folle. Elle mène donc l'enquête, en tentant d'obtenir l'aide de Cooper, son coloc, futur-ex-beauf, dont elle est follement, mais secrètement, amoureuse. S'ensuivent alors une suite de rebondissements dignes d'un très bon Stephanie Plum (MA référence en matière de polars/comédies), le tout avec un humour détonant.

Je ne vous le cache pas, ce roman est un véritable coup de coeur! C'est drôle, facile à lire, attachant, l'intrigue est bien construite. On se laisse prendre au jeu tout de suite, car Heather est une super héroïne, je l'imagine un peu comme une Britney un peu ringarde qui aurait fait toute sa carrière dans des centres commerciaux. Elle est tenace, c'est le moins que l'on puisse dire, forte, mais aussi vulnérable ('arghhh, mais dis-lui que tu l'aimes, bon sang!') et franchement très divertissante.


Meg Cabot est un auteur très prolifique, qui touche à beaucoup de genres différents, de la chick lit à la bit lit, en passant par la littérature jeunesse et jeunes adultes, qui a déjà publié bon nombre de romans, dont beaucoup sont devenus best-sellers. Les aventures de Heather Wells comptent déjà trois tomes (dont les deux suivants vont rapidement venir gonfler ma PAL, pour sûr!), et un quatrième est en préparation. Croyez-moi, on n'a pas fini d'en entendre parler!

10/06/2010

The Carrie Diaries by Candace Bushnell

Candace Bushnell est celle qui a imaginé tout cela: la jolie Carrie, ses trois copines, son Mr Big, sa vie dans son petit appart new-yorkais si charmant. Elle est aussi l'une des pionnières de la Chick Lit, mais à sa façon à elle, car elle allie le glamour et les histoires de filles, mais elle y ajoute toujours sa petite touche à elle, une touche plus réaliste et complexe, plus cruelle aussi, mais qui ressemble plus aux gens en vrai. Elle ne nous montre pas que le 'bon' côté des choses et des personnages.


Candace Bushnell à 17 ans
The Carrie Diaries est ce qu'on appelle un prequel, c'est à dire que ce livre nous replonge dans la jeunesse de Carrie Bradshaw, alors qu'elle n'est pas encore la Carrie que nous connaissons. Cette jeune fille que nous rencontrons est élève de terminale dans le lycée d'une petite ville du Connecticut et vit avec son père et ses deux soeurs. Elles ont récemment perdu leur mère, et tentent tant bien que mal de se construire et de grandir sans elle et avec seulement leur père, un scientifique gentil mais franchement dépassé par les événements.
Comme toute jeune fille de 17 ans, Carrie ne vit que pour ses amis du lycée, une petite bande de jeunes qui ont bien du mal à trouver leur place dans les cliques et catégories de ce lycée. Entre bêtises, jalousie, trahison, amitié, découverte des premiers petits copains, du sexe et de la cruauté des gamins de cet âge, ils vont tous devoir apprendre à savoir qui ils sont, avant leur grand départ pour l'université, et la nouvelle vie qui les attend.
Carrie est une héroïne joyeuse et attachante. Fidèle à ses amis, elle est aussi un sacré coeur d'artichaud et tombe rapidement amoureuse du nouveau 'bad boy' du lycée, jeune homme riche à la réputation sulfureuse. On sait dès le début que ce n'est qu'une question de temps avant qu'il ne lui brise le coeur, et ça ne rate évidemment pas. On la sent jeune et fragile, et en même temps, au bord de devenir une jeune femme confiante en elle et en son avenir, prête à entrer à Brown, à tout faire pour devenir écrivain, et à laisser tout cela derrière elle.
En somme, une lecture très agréable, qui nous replonge dans un monde quitté il n'y a pas si longtemps et pourtant que l'on s'est empressé d'oublier, fait de petits drames quotidiens, de petites disputes entre amis qui semblent être la fin du monde, et pourtant oubliées dès le lendemain. J'ai beaucoup aimé et vraiment bien accroché, je conseille vivement. Back to high school everyone!

25/03/2010

Girl Friday de Jane Green


Cela fait déjà longtemps que je veux vous parler de Jane Green, auteur de Chick Lit dont j'ai lu quasi tous les bouquins, mais bizarrement, je ne l'ai toujours pas fait. Et pourtant, LE livre qui m'a fait découvrir la Chick Lit, avant même Bridget Jones, quand je ne savais pas encore que c'était un genre, c'est Bookends, son troisième roman. Je me rappelle encore, après plus de dix ans, l'histoire de cette héroïne qui plaque tout pour ouvrir sa librairie, et de son groupe d'amis...

Girl Friday, c'est d'abord l'histoire de Kit, la quarantaine, divorcée et mère de deux enfants, qui tente de trouver ses marques dans cette nouvelle vie, après un long mariage à un banquier de Wall Street. Elle vit dans une petite ville du Connecticut appréciée d'autres femmes de banquier de Wall Street, mais en ces temps économiques troublés, on sent déjà souffler les débuts d'un vent mauvais. Après avoir été mère au foyer, Kit trouve un travail chez un célèbre écrivain, dont l'histoire personnelle tragique passionne toute la ville, et qui du coup vit en reclus dans sa grande maison donnant sur la mer. Kit mène donc un peu une vie idyllique, même si elle a bien du mal à se remettre de son divorce. Néanmoins, tout se passe relativement bien dans sa vie jusqu'à ce qu'une de ses meilleures amies, Tracy, la belle prof de yoga californienne, lui présente le beau Steve, un charmant et parfait gentleman, qui n'a aucun mal à la séduire. Pour la première fois depuis des années, Kit a l'impression enfin de retomber amoureuse. Mais les amies de Kit n'ont pas l'air de le trouver aussi parfait que cela... Et au même moment, la vie de Kit est une fois de plus bouleversée par l'arrivée d'une inconnue qui va lui révéler bien des secrets sur sa famille. Et lorsque ladite Tracy commence à sortir avec son patron, pourquoi cela l'embête-t-il à ce point?
Le premier point positif, c'est qu'on ne s'ennuie pas. Tout ce petit monde cache des secrets, qui ne vont pas tarder à filtrer. Le problème, c'est qu'on les devine rapidement, et forcément, ça gâche un peu l'intensité de la révélation. Jane Green écrit bien, c'est facile à lire, assez captivant, on s'y laisse vite prendre. La vie qu'elle nous décrit, les familles dans ces jolies villes du Connecticut, fait un peu rêver par ses aspects "parfaite petite ville américaine". Mais, le problème avec Jane Green, et ça c'est quelque chose de purement personnel, c'est qu'au fil de ses livres, elle écrit des livres qui lui ressemblent. Et maintenant qu'elle a 40 ans, un mari et des enfants, elle écrit là-dessus, et franchement, j'ai beau être passée du côté obscur de la vingtaine, ces considérations restent quand même bien éloignées des miennes. Voilà! J'en ai marre de lire des livres avec des héroïnes de 40 ans, divorcées et qui élèvent leurs enfants! Et même si j'aime toujours bien lire Jane Green, tous ses derniers livres traitaient de ce sujet-là. Si vous voulez la découvrir, lisez Bookends!

06/01/2010

Top 100 des livres de Chick Lit


Le site Chick Lit Club vient de publier son Ultimate Top 100, et je me rends compte que pour une fan de chick lit, je suis sérieusement à la ramasse!
Le n°1, c'est Bridget Jones évidemment, celle par laquelle nous avons toutes découvert ce genre... En n°2, la shopaholic de Sophie Kinsella, puis dans le désordre The devil wears Prada, Sex and the city, PS I love you, etc... Les auteurs du site ont l'air de savoir de quoi elles parlent, donc je pense qu'on peut s'en inspirer pour faire grimper la PAL! Par contre, quelques déceptions, mes préférés, c'est-à-dire Bergdorf Blondes de Plum Sykes et The Girl's guide to hunting and fishing de Melissa Bank se retrouvent respectivement à la 28ème et 44ème positions, dommage!
crédit photo: Mockingbird sur we heart it

19/11/2009

Le retour de Carrie Bradshaw



Le nouveau roman de Candace Bushnell, qui sortira aux États-Unis le 27 avril 2010, sera en fait un prequel à Sex & the city. En effet, The Carrie Diaries retracera les années lycée de Carrie Bradshaw, ses premiers petits copains et comment elle est devenue écrivain / journaliste. Le livre se concentrera aussi sur le premier amour de la fashionista en devenir, et ses problèmes avec sa mère...
Voilà de quoi nous faire patienter jusqu'à la sortie de Sex & the city 2, le film, qui est programmée pour la fin mai 2010!

16/10/2009

Profil auteur: PLUM SYKES


Au menu d'aujourd'hui, un auteur de Chick Lit glamourissime: Plum Sykes. J'ai commencé récemment Bergdorf Blondes, son premier roman, et quelle révélation! Elle a même inventé à elle toute seule un nouveau genre la CHIC lit... Dans ce livre, elle dépeint l'univers des fashionistas et it girls new-yorkaises, univers qu'elle connaît plutôt bien, puisqu'elle en fait partie.
Victoria "Plum" Sykes est née le 4 décembre 1969 à Londres et a grandi dans le Kent. Elle fait partie de l'aristocratie britannique, descendante d'un baron et d'un diplomate. Elle a fait ses études à Oxford. En 1993, elle commence à travailler pour le Vogue anglais, puis, quatre ans plus tard, à Vogue US sous l'égide d'Anna Wintour. C'est autour de cette période qu'elle devient une "it girl" et sort dans les soirées branchées à NYC.
En 2004, elle publie son premier roman, Bergdorf Blondes, qui décrit la vie glamour des "princesses de Park Avenue" et leur quête du parfait fiancé, qui s'avère aussi compliquée que de chercher le sac à main parfait! La narratrice ("moi") est une jeune anglaise rédactrice de mode qui tente de survivre dans ce monde peuplé de riches héritières. Sa meilleure amie, Julie Bergdorf, héritière du grand magasin le plus chic de NY, se fait colorer les cheveux tous les treize jours exactement par Ariette, gourou des colorations à NY (et c'est bien connu, cette ville regorge de gourous), d'où le titre du roman. L'auteur nous propose même un glossaire, fort utile, comme pour le terme "Arizona" qui veut dire rehab et où se rendent très souvent les coiffeurs de la ville, "ana" pour anorexique (elles le sont toutes), "beyond" qui est l'adjectif ultime réduit au simple nom ("it was so beyond!"), etc... Les tribulations de l'héroïne sont extrêmement drôles et divertissantes, particulièrement quand elle se trouve le fiancé parfait, un photographe de mode hyper branché qui est en fait un psychopathe, et qu'elle va ensuite faire sa dépression au Ritz...
Je n'ai pas fini, donc je ne vous en révèle pas plus, mais il semble très probable que Plum se soit très largement inspiré d'elle-même pour ce personnage, ce qui la rend encore plus sympathique à mes yeux. Pour des détails croustillants sur sa vie privée oh so glamorous, sachez que c'est son bon copain Alexander McQueen qui lui a fait sa robe de mariée pour son petit mariage à un milliardaire anglais dans le château de famille du Yorkshire...
Si avec ça, je ne vous ai pas donné envie de la lire, alors sachez aussi que le livre s'est vendu à un quart de million d'exemplaires dans le monde, pas trop mal... Elle en a sorti un autre en 2006, The Debutante divorcée, que je ne peux pas encore vous conseiller, mais je vous conseille BB, un roman tout simplement hilarant (tout à l'heure, dans le bus, j'ai eu un fou rire incontrôlable, c'est pour dire)!

17/07/2009

Vacances, j'oublie tout....


Après une trop courte semaine de vacances, les Fans de Chicklit sont de retour, le teint un peu moins pâle qu'à l'aller, l'esprit et le corps reposé, et prêtes à attaquer un été placé sous le signe du travail (si seulement j'en avais!)...
En une semaine, je n'ai pas chômé côté lecture, mais j'ai privilégié les lectures 'non prise de tête', comme la relecture du 6ème tome d'Harry Potter avant le visionnage du film ce soir (paraît que c'est le meilleur fait jusque-là, j'attends de voir), une trilogie de Nora Roberts en VO: Les étoiles de Mithra. J'ai tenté tant bien que mal de finir Emma de Jane Austen, que j'ai dû re-laisser tomber, je sais pas pourquoi, ça m'énerve! Le côté trop anglais peut-être: untel est peut-être comme ci ou comme ça, ils ne le connaissent même pas, pourtant ça ne les empêche pas de spéculer sur la personnalité dudit personnage pendant des pages et des pages!! Je sais que ce sont les petits détails qui font le charme de Jane, mais là, je bloque, c'est plus fort que moi... Mieux vaut passer carrément à autre chose, en espérant que je le reprendrai d'un oeil neuf et plus indulgent.
En ce qui concerne Nora Roberts, autant j'avais été enchantée par la trilogie des Clés, autant les Étoiles de Mithra m'ont laissé sur ma fin! Les trois romans sont évidemment tous construits sur le même moule, et ça devient franchement lassant. L'une des trois héroïnes se retrouve entraînée dans une aventure dangereuse, tout ça à cause de trois diamants légendaires dont elle doit assurer la protection au péril de sa vie. Dès le début, elle rencontre l'homme de sa vie, mais s'ensuivent des péripéties, et tout est bien qui finit bien, le méchant est arrêté ou tué, le couple se marie, les diamants sont en sûreté... Vous voyez où je veux en venir, c'est prévisible et cousu de fil blanc. Du coup, si on se laisse volontiers happer par le premier tome qui réserve quelques surprises, les deux suivants sont totalement superflus. Nora Roberts a une recette, qu'elle n'hésite pas à appliquer à chaque fois. C'est sûrement ce qu'aiment ses lectrices, mais bon, un peu de diversité ne ferait pas de mal.
Pour vos lectures de vacances, je conseillerai donc plutôt un bon Melissa Bank ou Candace Bushnell, dont la qualité des romans est quand même nettement supérieure! Ou, pour celles qui préfèrent du plus sérieux, un bon Barbara Kingsolver, on ne peut pas se tromper, tous ses romans sont formidables!
Sinon, dans le coin des news, j'ai entendu dire (et ça a été confirmé) qu'ils allaient tourner un 3ème Bridget Jones, basé sur les chroniques qu'Helen Fielding a publié dans un quotidien britannique, s'intéressant à une Bridget frôlant la quarantaine et rattrapée par le désir d'enfants. Il paraîtrait même que Renée Zellwegger a déjà commencé son régime grossissant. Le film devrait sortir vers la fin 2010.
Et pour les personnes qui s'ennuient l'été, et ne savent plus quelle série regarder, je conseille True Blood, diffusée tout l'été sur HBO, et disponible en streaming. Une série avec des vampires en Louisiane, créée par Alan Ball, à l'origine de Six Feet Under. Atmosphère moite et vampires sexy en perspective!

11/06/2009

Une nouvelle collection chez Marabout


A toutes les fans de chicklit,

j'attire votre attention sur une collection de chicklit qui, ma foi, a l'air tout à fait alléchante : "Girls in the city" illustrée par Margaux Motin, bloggeuse qu'on compare souvent à Pénélope Bagieu car elle aussi est très douée et drôle.
En cliquant sur le titre de ce post, vous arriverez sur le blog de Margaux, justement, qui présente les illustrations qu'elle a faites pour la collection.
Je vous en dirai plus quand j'aurai lu l'un d'entre eux.

XOXO
comme dit notre amie Gossip Girl

03/06/2009

Confessions of a shopaholic



Je l'avoue, toute fan de chick lit que je suis, je n'ai jamais lu Sophie Kinsella! Elle est pourtant l'une des grandes prêtresses britanniques de ce genre, et sa série Confessions of a shopaholic a extrêmement bien marché...
C'était donc logique qu'elle soit adaptée au cinéma, et c'est chose faite avec ce film dont Isla Fisher tient la vedette. Disons-le d'emblée, ce n'est pas non plus un chef-d'oeuvre, mais ce film est plein de qualités, avec un certain nombre d'excellentes scènes...
Rebecca Bloomwood est donc accro au shopping et a les goûts de luxe qui vont avec... Issue d'un milieu modeste, elle passe pourtant son temps à s'acheter fringues, chaussures et sacs de créateurs. Elle est journaliste et rêve d'un job dans un grand magazine de mode. Ses dépenses invétérées vont finir par la rattraper, et elle réalise qu'elle est endettée jusqu'au cou lorsqu'un collecteur de dettes commence à la harceler. Rebecca finit par dégoter un boulot dans un magazine financier, où elle est chargée d'écrire une chronique sur l'épargne facile et compréhensible par tout le monde, tâche pour laquelle, paradoxalement, elle excelle. Elle fricote également avec son boss, le très craquant Hugh Dancy. D'ailleurs, leur scène de danse dans un bar de Miami restera dans les archives...
Isla Fisher est vraiment très convaincante, et surtout très drôle... On avait déjà vu de quoi elle était capable dans Serial noceurs, mais pour ce premier grand rôle, on peut dire qu'elle crève l'écran! Le reste du film, notamment l'histoire d'amour, la rédemption, tout ça n'est pas extrêmement original, mais c'est un film plaisant et bien interprété, de quoi passer un bon moment!

10/02/2009

Enquête sur la Chick lit, Article paru dans le magazine littéraire, mai 2006

 Lancée aux Etats-Unis par la New-Yorkaise Candace Bushnell, auteur de Sex and the City, la «littérature de poulettes» gagne l'édition française.

Comment?! Vous ne connaissez pas la «chick lit»? Abréviation de chicken literature, autrement dit «littérature de poulettes», ce nouveau genre est pourtant du dernier... chic! Du moins auprès d'un certain public, le plus souvent féminin, entre 20 et 30 ans, voire plus: célibataires branchées, mères de famille décomplexées, lolitas nanties, minettes coquettes et cœurs d'artichaut, elles sont à la fois cibles et modèles de cette variante contemporaine et délurée du traditionnel roman sentimental.

Oubliés les stéréotypes bien-pensants avec les héroïnes de la chick lit: obnubilées par le look et les mecs, adeptes du parler cru et méchant, elles raffolent des virées entre copines et veulent réussir sur tous les tableaux. «Ce type de romans place la femme dans une perspective post-féministe. Il est de plain-pied avec la réalité psychologique et sociologique de notre époque», résume Tony Cartano, directeur du département Etranger chez Albin Michel, éditeur verni du Journal de Bridget Jones. Avec ces confessions décoincées d'une célibataire déconfite, à peine trentenaire, obsédée par ses kilos et sa solitude, la Britannique Helen Fielding avait donné le ton. Paru en 1997 outre-Manche, trois ans plus tard en France, son roman s'est écoulé depuis à plus de 4 millions dans le monde entier, dont 500 000 exemplaires dans l'Hexagone. Tony Cartano reconnaît que la lecture du manuscrit l'a d'abord déconcerté: «Forcément, je suis un homme, je n'ai plus 30 ans et les états d'âme de cette petite Anglaise ne ressemblaient à rien de connu. Or, en le faisant lire à des jeunes collaboratrices de la maison, j'ai constaté que toutes les femmes pouvaient s'identifier à Bridget Jones d'une façon ou d'une autre.» De son côté, la journaliste américaine Candace Bushnell avait ouvert la marque (haute couture) dès 1996 avec Sex and the City: une compilation de ses chroniques dans le New York Observer où elle levait le voile (griffé) avec humour et férocité sur les drôles de mœurs du milieu huppé de la mode et des médias à Manhattan. Le verbe cru et le prince charmant en rade, ses héroïnes ont connu le succès que l'on sait dans la série télévisée éponyme. Mais les lectrices en redemandaient. Une autre Américaine, Lauren Weisberger, s'est à son tour engouffrée dans cette brèche branchée avec Le diable s'habille en Prada. Best-seller aux Etats-Unis, le livre a également fait un tabac en France où il a débarqué en 2004: près de 100 000 exemplaires vendus au Fleuve Noir, le double chez Pocket - deux filiales d'Editis qui exploitent le filon à fond, non sans faire des émules ailleurs. Un filon que Béatrice Duval, éditrice au Fleuve Noir, avait flairé elle aussi en lisant Bridget Jones: «C'était différent des autres romans pour femmes, plus moderne, avec de l'humour et du cynisme, sans concession.» L'occasion idéale pour rajeunir la marque de ce vieux macho de San-Antonio. Au forcing, quand même: «Nos premiers titres en 2002 sont passés complètement inaperçus et j'ai acheté Le diable s'habille en Prada pour une bouchée de pain. Personne n'en voulait à Paris, au motif que c'était trop américain. Idem pour Blonde attitude de Plum Sykes. Pourtant, ces héroïnes en proie à ce que j'appelle "le syndrome Lady Di" - belles, riches et malheureuses - ont un côté jouissif pour les lectrices. Elles se retrouvaient peut-être davantage dans Bridget Jones, mais la dérision est le point commun de tous ces livres.»

En la matière, les romancières anglo-saxonnes semblent toujours avoir une longueur d'avance sur les Françaises, dont les livres sont moins mordants, moins drôles. Qui plus est, leurs éditeurs font souvent mine d'ignorer le phénomène. La chick lit? «Jamais entendu parler», assure Anne Carrière qui vient pourtant de publier Sainte Futile d'Alix Girod de l'Ain, plume people du magazine Elle, ainsi que le nouvel ouvrage de Sylvie Overnoy, rédactrice en chef de Cosmopolitan. «En France, on considère cette littérature féminine avec une sorte de snobisme», constate Béatrice Duval. A moins qu'on la considère surtout comme une passade... «Il y a beaucoup de clones, estime Tony Cartano. On risque la saturation à force de toujours lire les mêmes histoires sur la recherche du mari idéal, le passage de la trentaine, la relation avec les parents, etc. Le roman sentimental à l'ancienne a été remplacé par cette littérature, mais en partie seulement.» La chick lit a ses lettres de noblesse; impossible de faire comme si elle n'existait pas.

16/01/2009

Un historique de la littérature de poulette


Pour entrer dans le vif du sujet, j'ai voulu me pencher sur la manière de définir la Chick Lit. J'ai donc fait appel, de manière très originale, à Wikipedia, dont une partie de la fiche figure ci-dessous. Je trouve que l'image véhiculée par cette définition est non seulement réductrice mais qu'elle ne s'applique qu'à la partie la plus visible de la constellation chick lit. Comme quoi, il reste un travail énorme à faire pour revaloriser la chick lit en particulier mais aussi la littérature féminine (à mon sens tout du moins)... tout de même le lien vers la fiche en cliquant sur le titre de ce message et je ne résiste à la photo d'Audrey Hepburn, considérée comme la première héroïne de chick lit quand elle incarne Holly Golithly dans le film adapté du roman de Truman Capote Breakfast at Tiffany's.

"Le terme a été introduit par Cris Mazza et Jeffrey DeShell avec ironie pour Chick Lit 2 : No Chick Vics (1996). Le genre a été défini comme une variante post-féministe ou comme une seconde vague de féminisme qui va au-delà de la femme comme victime. Cette fiction englobe les diverses expériences de femmes, y compris l'amour, la drague et l'égalité des sexes.

L'expression « Chick Lit » est analogue à l'expression « Chick Flick » qui désigne, aux États-Unis et dans les pays anglophones, un film destiné à un public féminin et jeune.

La création du genre a été stimulée par Sue Townsend, l'auteur de The Secret Diary of Adrian Mole, Aged 13 ¾, qui a inspiré Confessions of a Sociopathic Social Climber : The Katya Chronicles d'Adele Lang dans le milieu des années 90. Une autre forte influence précoce peut être perçu dans les livres de MC Beaton et d'Hamish MacBeth.

Le livre qui a véritablement lancé le mouvement est paru aux États-Unis en 1996 : il s'agit du livre de Candace Bushnell, Sex and the City, compilation de ses chroniques dans le New York Observer qui donnera naissance à la fameuse série télévisée.

En 1997, au Royaume-Uni, Helen Fielding confirme le mouvement avec le célèbre Journal de Bridget Jones. Paru en 2000 en France, il s'en vendra 500 000 exemplaires, quatre millions dans le monde. Adapté au cinéma, il n'a cessé de faire des petits, notamment Lauren Weisberger avec Le diable s'habille en Prada, en 2004, qui sera lui aussi adapté au grand écran.

Depuis 2006, la chick-lit a encore évolué : si les filles de Sex and the City cherchaient le grand amour, les nouvelles héroïnes ont tendances à être plus obnubilées par le pouvoir et l'argent. Le plus représentatifs de cette tendance sont Blonde Attitude de Plum Sykes (bestseller aux États-Unis) et Lipstick Jungle de Candace Bushnell. Les deux auteurs sont journalistes et les milieux qu'elles décrivent, riches, branchés et superficiels, sont ceux dans lesquels elles évoluent. Ces nouvelles héroïnes font penser à des néo Holly Golightly (l'héroïne de Breakfast at Tiffany's de Truman Capote).

Dans tous les cas, un élément est presque toujours présent : le Happy end. Car la chick-lit, petite sœur de la littérature sentimentale, se doit de préserver les contes de fées. C'est pourquoi les intrigues se déroulent souvent dans ces milieux « de rêve » : c'est le syndrome Lady Di. Il est rassurant pour les lectrices de constater que, malgré la richesse et la beauté, les problèmes de cœur sont à toutes les femmes."