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07/11/2011

Downton Abbey


Cette série de la chaîne anglaise ITV est rapidement devenue, en l'espace de deux saisons, un véritable phénomène et sans aucun doute mon plus gros coup de coeur télévisuel de ces deux dernières années.

Downton Abbey, c'est là que vit la famille Crawley et ses domestiques au début du 20ème siècle.


La série s'ouvre sur le naufrage du Titanic en 1912, tragédie dont les répercussions ne vont pas épargner les Crawley. Voyez-vous, Lord Robert et Lady Cora ont trois filles, Mary, Edith et Sybil. Trois filles qui ne pourront donc pas hériter de la demeure familiale, du titre et de la fortune qui va avec. Or, l'héritier a péri dans le naufrage, laissant Downton dans l'incertitude la plus totale. On recherche alors le prochain héritier, un certain Matthew Crawley, cousin éloigné, jeune avocat middle class de Manchester, qui débarque donc à Downton. Matthew a bien du mal à s'habituer à cette aristocratie dont il ne connait rien, malgré le soutien de sa mère, Isobel, et la famille Crawley, en retour, a bien du mal à accepter de léguer son titre et sa fortune à cet inconnu. Il parait clair pour tout le monde que la situation idéale serait de marier Matthew et Mary, la fille aînée, mais ces deux-là se prennent en grippe dès leur première rencontre.


N'oublions pas non plus que Downton Abbey nous plonge également au coeur de la vie des domestiques de la famille, monde tout aussi passionnant que celui de leurs employeurs. Ambitions, rapports de force, hiérarchie, trahisons, tous les coups sont permis!


Cette série a tellement de qualités que je ne sais même pas par où commencer... Les décors et les costumes d'époque, d'abord, sont magnifiques (le tournage a lieu à Highclere Castle dans le Hampshire). Les personnages et les intrigues se révèlent tous en nuances et en subtilité, et chacun a son importance. Bien sûr, l'avenir de la famille aristocrate est en jeu, mais on suit également Daisy, l'apprentie cuisinière un peu naïve, Thomas, le valet de pied archi ambitieux, la Comtesse Douairière, campée par une extraordinaire Maggie Smith qui a toujours son mot à dire sur les agissements des uns et des autres, Edith, la deuxième soeur, perpétuellement dans l'ombre de sa soeur aînée, Sybil, la benjamine, qui découvre les débuts du féminisme, Anna, Mrs Padmore, Carson, Mrs Hugues, Bates, O'Brien, et bien d'autres... L'action se déroule donc à l'aube de la Première Guerre Mondiale, que l'on sent gronder au loin. D'ailleurs, dans la deuxième saison qui vient de se terminer, la guerre n'épargne pas la famille Crawley...


Mon personnage préféré, c'est sans conteste la fille aînée, Mary. Au début, on découvre une jeune femme fière, inquiète pour son avenir, et qui tente de se trouver un mari pour accomplir sa destinée. Tout le monde veut la voir épouser Matthew, mais elle ne se trouve rien en commun avec lui. Elle cherche autour d'elle, résignée à perdre sa maison, mais peu à peu un lien se forme entre eux. Une amitié naît, qui pourrait bien se transformer en amour, mais est-il trop tard pour eux deux? Ne sont-ils pas passés à côté de leur chance? Au fil des épisodes, Mary devient un personnage tout en finesse, grâce à la superbe interprétation de Michelle Dockery. Tour à tour garce avec sa soeur Edith, confidente de sa bonne Anna, protectrice envers sa jeune soeur Sybil, on comprend qu'elle prend très au sérieux sa position, aussi bien sociale que familiale, et qu'elle est très attachée aux traditions dans lesquelles elle a grandi. Femme de devoir, donc, mais aussi jeune femme parfois naïve, parfois arrogante, et d'une grande force de caractère. Elle fait des erreurs, qu'elle regrettera amèrement, et on ne peut qu'avoir de la sympathie pour elle.


Il y a aussi Anna, la bonne des trois filles, qui tombe amoureuse d'un nouveau valet de pied au passé trouble. Elle est la confidente des trois soeurs, celle qui essaie toujours d'arrondir les angles entre elles. Elle prend beaucoup d'importance dans la deuxième saison, et c'est tant mieux, parce que son interprète, Joanne Froggatt, est épatante!

Une saison 3, ainsi qu'un Christmas Special, sont annoncés.

31/10/2011

Des séries, des séries, toujours des séries...

Mon deuxième job à temps plein, après traduire des romans Harlequin, c'est regarder des séries! Pour moi, c'est une véritable drogue, je ne peux pas m'en passer...


J'ai souvent la chance de louper les bons démarrages et donc de pouvoir me plonger, quelques temps après, dans des saisons complètes, que je peux visionner des heures durant. Récemment, donc, j'ai découvert, après tout le monde, The Good Wife, excellente série s'il en est! Je ne suis généralement pas fan de ce que l'on appelle les procedurals comme les séries médicales ou juridiques, mais là, quelle bonne surprise! Julianna Margulies est excellente dans le rôle complexe d'Alicia Florrick, femme de politicard éclaboussé par le scandale (superbement interprété par Chris Noth, que l'on adore détester), obligée de reprendre son activité d'avocate qu'elle avait abandonnée au profit d'une vie de mère au foyer bien rangée. Elle se fait donc embaucher dans le cabinet de son ancien copain de fac, Will Gardner (oh! la joie de retrouver Josh Charles après Le Cercle des Poètes Disparus!), qui l'a toujours aimée en secret, personnage lui aussi sombre et complexe. Nous plongeons donc dans la vie de Lockhart & Gardner, célébre cabinet de Chicago. Il y a Diane, l'associée de Will, magistralement jouée par Christine Baranski (la mère de Leonard dans The Big Bang Theory), Cary le jeune loup aux dents longues bien décidé à faire ses preuves et en compétition avec Alicia, Kalinda la mystérieuse détective aux méthodes plus que douteuses, etc... Les épisodes, ainsi que les différentes affaires qu'ils traitent, sont très bien écrits et toujours passionnants. Tout, ou presque, tourne autour d'Alicia, épouse trompée et humiliée, mère dévouée et discrète, qui a mis sa vie de femme et sa carrière entre parenthèses pour un époux qui n'en valait pas la peine. Elle se redécouvre dans son rôle d'avocate ambitieuse et passionnée, et c'est tout aussi passionnant à suivre pour le spectateur. La première saison démarrait très bien, la deuxième est une consécration. Il y a des guest stars en veux-tu en voilà: Mamie Gummer, Michael J Fox, et le merveilleux Alan Cumming dans le rôle génial d'Eli Gold, conseiller politique de Peter Florrick. La romance qui nait petit à petit entre Alicia et son boss Will est tout simplement magnifique pour toutes les romantiques qui se respectent: une merveilleuse tension amoureuse et sexuelle s'installe tranquillement et atteint des sommets de suspense. Un énorme coup de coeur!


Ce n'est pas une surprise, mais la saison 2 de cette merveille qu'est Downton Abbey est absolument génialissime! Après une saison 1 centrée sur la recherche de l'héritier, la Première Guerre Mondiale éclate en ce début de deuxième saison et la famille Crawley n'est pas épargnée. Downton se transforme en centre de remise en forme pour soldats blessés, Matthew et Mary ne sont toujours pas ensemble (au grand dam de toutes les shippeuses), et il continue de se tramer scandales et trahisons, aussi bien upstairs que downstairs. La beauté est partout dans cette série: les décors, les costumes, les acteurs, les scénarios, les détails, les personnages... Je fonds, j'exulte, je retiens mon souffle à chaque épisode!

La mauvaise nouvelle de cet automne, c'est la fin de Spooks, cette série d'espionnage British, qui durait néanmoins depuis dix ans (oui, madame!). Et la déception, c'est que cette dixième saison ne m'a franchement pas passionnée, pourtant centrée sur Harry Pearce, le charismatique leader de cette section du Mi5. Spooks me manquera, mais cette fin n'était pas vraiment à la hauteur de mes espérances, snif...

Du côté des petites choses légères et divertissantes, il y a la nouvelle série Hart of Dixie, qui donne la part belle à Rachel Bilson, jeune médecin new-yorkaise qui débarque dans le Sud profond des Etats-Unis. Ce n'est pas excellent, mais ce n'est pas profondément mauvais non plus. Dommage, parce que le côté Big city girl in a small town, je suis généralement preneuse!
J'ai toujours plaisir à retrouver la famille Braverman de Parenthood, jolie série familiale au casting formidable. C'est une série sans prétention, certes, mais qui sait garder son ton juste tout du long, et elle fait son petit bout de chemin tranquillement.
J'ai aussi beaucoup aimé les premiers épisodes de Pan Am, qui surfe allègrement sur la vague Mad Men en nous plongeant dans le milieu glamour des hôtesses de l'air dans les années 60, mais mieux vaut ne pas trop s'attacher, car la série vient d'être annulée. C'est dommage, parce que c'était assez prometteur.
Et puis, il y a des séries un peu inégales mais qui feront toujours partie de mes préférées, comme The Big Bang Theory. Alors oui, la saison 5 démarre poussivement, mais ils ont quand même su se réinventer génialement, en incluant des personnages féminins, Bernadette et Amy. Ah Amy Farrah Fowler! Elle est géniale! Point final.
Par contre, il y a celles qui n'arrivent plus à se refaire, comme Gossip Girl. C'est devenu mauvais et sans intérêt. La preuve, j'hésite carrément à arrêter tellement je me demande pourquoi je continue de regarder encore...
J'avais également bien aimé la saison 1 de la série de hipsters, How to make it in America, mais la saison 2 est franchement tout sauf passionnante. HBO nous avait habitués à mieux et je continue d'espérer un regain de qualité dans l'écriture.